2 passages sur Thinkerview · 21 livres recommandés
Quand vous lisez l'histoire des États-Unis — l'Histoire populaire des États-Unis — vous comprenez tout ce qui s'est passé au XXe siècle, la mentalité américaine, les déviances qu'on a eu à subir en Europe. Ce bouquin est absolument passionnant.
Un truc terrifiant du grand Pierre Lemaitre : Robe de marié. C'est un petit polar, mais terrifiant, qui se lit rapidement. Je l'ai relu il n'y a pas longtemps, il est incroyable.
Je sais pas… peut-être les Mémoires de guerre de De Gaulle. Voilà, c'est intéressant.
En France, on a un grand cinéaste : Blier. Je pense à Buffet froid, et pratiquement toute son œuvre — Trop belle pour toi, et le début, je pense, de Merci la vie, qui est prodigieux.
En France, on a un grand cinéaste : Blier. Je pense à Buffet froid, et pratiquement toute son œuvre — Trop belle pour toi, et le début, je pense, de Merci la vie, qui est prodigieux.
En France, on a un grand cinéaste : Blier. Je pense à Buffet froid, et pratiquement toute son œuvre — Trop belle pour toi, et le début, je pense, de Merci la vie, qui est prodigieux.
Je vous recommande le grand classique du cinéma poétique : c'est, pour moi, Huit et demi de Fellini, Mulholland Drive de Lynch, et puis, plus récent, j'ai beaucoup aimé La grande bellezza.
Je vous recommande le grand classique du cinéma poétique : c'est, pour moi, Huit et demi de Fellini, Mulholland Drive de Lynch, et puis, plus récent, j'ai beaucoup aimé La grande bellezza.
J'ai beaucoup aimé La grande bellezza, même si certains disent que c'est un copier-coller de La dolce vita. Moi, je trouve que c'est une version vraiment très chouette. C'est un cinéma très poétique.
Les classiques du cinéma français, c'est les années 30 : Renoir, Duvivier, Carné. Je vous recommanderais La Chienne de Renoir, Panique de Duvivier — peut-être que je l'ai déjà dit, mais je le redis, c'est pas grave — et Les Enfants du paradis.
Je vous recommanderais Les Enfants du paradis, le grand classique du cinéma français, de Carné, que j'ai eu la chance de croiser quand il était vivant. Maintenant qu'il est mort, je le croise un peu moins.
Dans le cinéma contemporain, je vous recommanderais French Connection, Voyage au bout de l'enfer — lui aussi est parti — et puis, sur vos écrans, Oppenheimer, que je trouve vraiment formidable.
Dans le cinéma contemporain, je vous recommanderais French Connection, Voyage au bout de l'enfer — lui aussi est parti — et puis, sur vos écrans, Oppenheimer, que je trouve vraiment formidable.
J'ai vu des gamins avec leur pop-corn écouter des dialogues sur la physique quantique et Niels Bohr, et je trouvais ça super. Un grand film qui fait intelligemment de la pédagogie auprès des gamins. Et pourquoi ils sont intéressés ? Parce qu'on leur parle beaucoup de guerres atomiques.
Des livres ? Je vous dirais Éloge de la fuite, de Laborit. Laborit est un comportementaliste, chirurgien au départ, l'un des premiers à avoir trouvé la chlorpromazine, qui est un tranquillisant. Grâce à cette découverte, il a monté un laboratoire d'étude du comportement humain. Il a écrit de nombreux ouvrages, et Éloge de la fuite est un bouquin vraiment très intéressant sur le comportement humain.
Si on prend les grands classiques de la littérature française, Hugo n'a rien fait d'autre que de raconter le carnage qui était en cours au siècle qu'il a traversé. Moi, ce qui m'intéresse, c'est les petits gens.
Les moins connus, et des choses assez variées : Being There de Hal Ashby, avec Peter Sellers, tiré d'un livre de Jerzy Kosinski. C'est un chef-d'œuvre absolu, magnifique, dont je me suis beaucoup inspiré pour Bernie.
Hollywood a généré Terry Gilliam, les frères Coen, Verhoeven, qui a fait une carrière magnifique aux États-Unis : dans RoboCop, une fois passé le cinéma d'action, on voyait une vraie critique du monde qu'il fréquentait dans les années 80. C'est quand même le creuset : il y a beaucoup de talent, faut-il encore que ce talent puisse s'exprimer.